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Acme Bhoutan: Formalité - Santé - Géographie - Hommes - Transport - Infos pratiques

Le royaume himalayen du Bhoutan émerge de siècles d'isolation. Ouvert pour la première fois au tourisme en 1974 par l'actuel Roi, et sous des conditions très strictes, cette région montagneuse reste peut-être la destination touristique la plus contrôlée au monde. Grâce à la politique de préservation de l'environnement et de la culture mise en place par le gouvernement royal, les effets nuisibles de l'industrialisation et du tourisme de masse sur l'environnement et sur le style de vie traditionnel des Bhoutanais ont été soigneusement évités. Ainsi, le Bhoutan est une destination vraiment unique, son architecture est à nulle autre pareille, et la chaleur et l'amitié de ses habitants en font un vrai paradis, perdu au milieu de notre siècle.


Royaume du Bhoutan

  • Passeport:
    Passeport valide 6 mois après le retour en France.
  • Capitale:
    Thimphou
  • Population:
    2,1 millions (2004)
  • Langue Officielle:
    Dzonkha (de facto).
  • Groupe majoritaire:
    Aucun.
  • Groupes minoritaires:
    * Dzongkha (30,8 %).
    * Népali (11,6 %).
    * Tshangla (17,8 %).
    * Kurtokha (6,1 %).
    * Khengkha (6,1 %).
    * Assamais (4,8 %).
    * Brokpake (3,8 %).
    * Dzalakha (3 %).
    * Limbou (2,8 %).
    * Gouroung de l'Ouest (1,9 %).
    * Bumthangkha (1,6 %).
    * Lepcha (1,6 %).
    * Hindi (1,4 %).
    * Kurtokha (1 %), etc.
  • Langue coloniale:
    Anglais.
  • Système politique:
    Monarchie héréditaire de type coutumier (en voie de constitutionnalisation).
  • Articles constitutionnels (langue):
    Aucune constitution.
  • Lois linguistiques:
    Aucune loi linguistique.
  • Visiter le Bhoutan:
    Tous les étrangers voyageant au Bhoutan doivent passer par une agence proposant des circuits organisés. C'est le Gouvernement Royal qui fixe les tarifs concernant l'hébergement, le transport, le guide et les repas.
  • Visa:
    * Un visa est nécessaire pour voyager au Bhoutan. Il est délivré à Thimpu, à la demande de notre agent sur place.
    * Les détails de votre passeport doivent nous être envoyés au moins 3 semaines avant la date de votre voyage, afin de régler tous les détails avec les autorités concernées.
    * Deux copies de l'original de votre passeport avec votre photo vous seront demandées à votre arrivée.
    * Le prix du visa est de 20$ US par personne, payable à l'arrivée, en plus du prix du voyage.
  • Tarif:
    * Les tarifs pour le tourisme international sont fixés par le Gouvernement Royal du Bhoutan.
    * Actuellement, le tarif est de 200$ US par jour et par personne pour un groupe de 4 personnes ou plus.
    * Pour les individuels ou un groupe de moins de 4 personnes, il y a une surtaxe quotidienne. Celle-ci est de 40$ US pour un individuel, 30$ US par personne pour un groupe de 2 et 20$ US par personne pour un groupe de 3.
    * Le tarif comprend: le logement sur la base d'une chambre double, les repas, le guide, le portage, les royalties, les taxes gouvernementales et la visite des monastères et de divers monuments.
  • Monnaie:
    L'unité monétaire du Bhoutan est le Ngultrum. 1$ = 40Nu.
  • Accès:
    * L'avion est le meilleur moyen d'entrer au Bhoutan, plus particulièrement avec la compagnie nationale Bhoutanaise la Druk Air. * Les aéroports suivants assurent des liaisons avec le Bhoutan: Delhi (Inde), Calcutta (Inde), Katmandou (Népal), Bangkok (Thaïlande).
  • Horaire des avions de la compagnie Druk Air:
    * Paro vers Delhi et Katmandou (Lundi & Jeudi).
    * Paro vers Calcutta et Bangkok (Mardi, Jeudi et Samedi).
    * Katmandou , Delhi vers Paro (Lundi et Jeudi).
    * Bangkok/Calcutta vers Paro (Mercredi, Vendredi et Dimanche).
  • Encadrement:
    Tous nos voyages sont encadrés par des guides compétents, mandatés par les autorités touristiques du Bhoutan. Les guides parlent anglais, mais moyennant un supplément, nous pouvons fournir un guide parlant français, japonais, italien, espagnol, allemand ou russe.
  • Nourriture:
    * La nourriture bhoutanaise est à base d'épices et de fromage. Cependant, un buffet continental avec quelques spécialités locales vous sera servi.
    * Pendant les treks, nos cuisiniers préparent de la nourriture compatible avec les goûts des occidentaux.
  • Ce qu'il faut emporter:
    La liste suivante n'est qu'indicative et non exhaustive: vêtements habituels, lunettes de soleil, bonnes chaussures, poudre de lavage, affaires de toilette, serviette, chapeau, parapluie, appareil photo, pellicules, cartes, crème solaire, épingles, lampe de poche, piles, miroir, ciseaux, baume à lèvres, aspirine, antiseptique, anti histaminique, etc...
  • Climat:
    * Le sud du Bhoutan jouit d'un climat de type tropical et, en général, à l'est, les températures sont plus élevées que dans l'ouest du pays.
    * Les vallées centrales (Punakha, Wangdiphodrang, Mongar, Tashigang et Lhuntshi), au climat semi tropical, ont un hiver assez doux, tandis que Thimphu, Tongsa et Bumthang sont arrosées l'été par les pluies de moussons, et subissent des chutes de neiges en hiver.
    * L'hiver commence à la mi-novembre et se termine vers la mi-mars. Il y fait très sec, avec des températures au dessous de zéro.
    * La mousson commence habituellement à la mi-juin, avec de fortes pluies l'après-midi et le soir.
    * Fin septembre, après les pluies, l'automne s'installe, et c'est une saison magnifique pour le trekking, pratiquement jusqu'à mi-novembre.
  • Situation générale:
    * Le royaume du Bhoutan est un pays d'Asie situé dans l'Himalaya; ce petit pays de de 47 000 km² est limité au nord et au nord-ouest par la Chine (région autonome du Tibet) et à l'est, au sud et au sud-ouest par l'Inde. L'un des pays voisins du Bhoutan est le Népal avec lequel il ne partage pas de frontière. Le Bhoutan est en quasi-totalité occupé par les montagnes. Le Bhoutan est en quasi-totalité occupé par les montagnes. Sa capitale est Thimphou.
    * Au point de vue administratif, le Bhoutan est divisé en 20 districts: (dzongkhag) : Bumthang, Chhukha, Chirang, Dagana, Gasa , Geylegphug, Ha, Lhuntshi, Mongar, Paro, Pemagatsel, Punakha, Samchi, Samdrup Jongkhar, Shemgang, Tashigang, Thimphu, Tongsa, Wangdi Phodrang et Yangtse.
    * Le Bhoutan est une monarchie héréditaire. Le roi, Jigme Singye Wangchuk, au pouvoir depuis 1972, est assisté par le Conseil royal, dont il nomme les membres. En principe, c'est l'Assemblée nationale (Tsongdu) qui détient le pouvoir législatif; 106 des 151 membres sont élus par le peuple, les autres sont choisis par le roi ou élus indirectement. Le nom tibétain du pays est Druk-Yul, ce qui signifie à la fois «pays du Dragon» et «pays du Tonnerre». La tradition associe le tonnerre, très fréquent dans les vallée de la région, à la voix du dragon. Le nom Bhoutan peut se traduire par «extrémité du Tibet».
  • Données démolinguistiques
    * Il est difficile d'estimer la population exacte du Bhoutan, car le gouvernement du pays a décidé de ne plus considérer comme des Bhoutanais les Népalais résidant au Bhoutan, même depuis plusieurs générations. Or, les Népalais ont déjà constitué entre 40 % et 45 % de la population; à partir de 1990, quelque 87 000 Bhoutanais d'origine népalaise ont quitté le pays et ont été regroupés dans des camps à la frontière entre le Bhoutan et l'État du Sikkhim en Inde. C'est pourquoi il est plus ou moins aisé de savoir combien de gens vivent réellement au Bhoutan, mais on peut chiffrer le nombre de Bhoutanais à 2,1 millions d'individus.
    * Les Bhotias (Bhoutanais du Centre, Sharchops et Ngaloungs), dont la plupart habitent l'est du pays, constituent l'ethnie la plus nombreuse avec 41,8 % de la population; ils sont bouddhistes. Les Sharchops occupent l'est du pays, parlent le tshangla et sont considérés comme les plus anciens habitants. Les Ngaloungs vivent dans l'ouest pays, parlent le dzongkha et sont les descendants des immigrants tibétains venus au Bhoutan.
    * Les Népalais représentent la minorité la plus importante avec 11,6 % de la population, sont de religion hindouiste et parlent le népali; ils sont centrés dans le sud du pays. Les autres rassemblent un nombre important de petites ethnies d'origine sino-tibétaine, indo-iranienne et dravidienne. Les religions pratiquées sont le bouddhisme lamaïste tantrique du Mahayana (70 % de la population) - le Bhoutan compte de nombreux monastères et environ 6000 moines -, l'hindouisme (25 %) et l'islam (5 %). La langue officielle est le dzonkha, une langue tibétaine.
    * Parmi ces langues, le dzongkha est la langue officielle. Apparentée au tibétain, elle est la langue des Bhoutanais du Centre et des Bhoutanais de l'Ouest, là où est située la capitale, Thimphou. Le dzongkha s'écrit avec un alphabet syllabaire indien. En voici un exemple avec l'article 1 de la Déclaration universelle des droits de l'homme:

    * La langue dzongkha doit en grande partie son développement aux moines bouddhistes qui, comme les moines catholiques du Moyen Âge en Europe, étaient souvent les citoyens les plus instruits de la société. Aujourd'hui, le dzongkha est la principale langue véhiculaire du Bhoutan.
    * L'autre catégorie de langues concerne les langues indo-iraniennes avec le népali (11,6 %) et l'hindi (1,4 %). Suivent une langue austro-asiatique (le santali: 0,6 %) et une langue dravidienne (le kouroux: 0,1 %).
  • Données historiques:
    * Les recherches archéologiques datent à 2000 ans avant notre ère la présence d'une civilisation dans la région du Bhoutan. Il semble que le peuple indigène du Bhoutan, connu sous le nom de Monpa, aurait immigré depuis le Tibet à partir du IX e siècle. C'est pourquoi les Bhoutanais parlent une langue apparentée très étroitement au tibétain et pratiquent le bouddhisme.
    * De 1300 à 1600, l'histoire du Bhoutan fut traversée par des conflits entre les diverses élites. Au XVII e siècle, un lama tibétain Zhabs-drung Ngag-dbangr nam-rgyal, reconnu comme l'incarnation du fondateur du monastère de Brug (le plus important du pays), affirma son autorité et mit en place la hiérarchie religieuse et civile qui a donné la culture du pays jusqu'à l'avènement de la monarchie. Il institua la fonction de régent en charge du pouvoir temporel, conservant pour lui-même et ses réincarnations successives le pouvoir spirituel. Le Bhoutan mena alors une politique agressive à l'égard des principautés voisines qui s'étaient placées sous la protection de la Compagnie britannique des Indes occidentales. Le Bhoutan resta en grande partie isolé du reste du monde, et son peuple pratiqua un mode de vie traditionnelle (essentiellement dans l'agriculture et le commerce), qui resta intact pendant des siècles.
    * Le protectorat britannique
    - En 1772, un premier conflit éclata. L'annexion de l'Assam par les Britanniques en 1826 aggrava les tensions frontalières, et une nouvelle guerre se produisit en 1864. La paix fut signée l'année suivante; le Bhoutan fut contraint de céder des territoires du Téraï aux Britanniques en échange d'une pension annuelle.
    - En 1907, le Bhoutan devint une monarchie. En 1910, un traité conclu avec la Grande-Bretagne plaça le Bhoutan sous protectorat britannique. L'anglais fut proclamée langue administrative du Bhoutan. L'autonomie interne du pays fut garantie en échange du contrôle des relations extérieures et de la défense. En 1949, un traité entre l'Inde et le siège du gouvernement, la capitale Thimbu, plaça les affaires étrangères du Bhoutan sous le contrôle de l'Inde qui exerça un rôle prépondérant dans la vie du Bhoutan. Les fonctionnaires indiens représentèrent 55 % de la fonction publique bhoutanaise. Les 496 km de routes goudronnées furent construites par l'Inde, qui exploitait en commun le potentiel hydroélectrique du pays. L'hindi devint une langue d'enseignement dans certaines écoles du pays, avec le népali et l'anglais, mais la plupart des Bhotias ne fréquentaient que les écoles des monastères bouddhistes (jusqu'à la fin des années cinquante). En fait, seules les écoles privées enseignaient l'hindi, l'anglais ou le népali. À la fin des années cinquante, on ne comptait encore qu'une trentaine d'écoles primaires publiques dans tout le Bhoutan. Les études secondaires n'étaient disponibles qu'en Inde (avec l'hindi comme langue d'enseignement).
    - Le Bhoutan joua le rôle d'un État-tampon entre les deux grands voisins, que sont l'Inde et la Chine. Les revendications territoriales de la Chine et la querelle au sujet des réfugiés tibétains, en 1959, amenèrent le Bhoutan et l'Inde à resserrer leurs relations (aides économiques, assistance militaire, représentation diplomatique). Dans les années soixante, le Bhoutan s'engagea à moderniser la société, à abolir l'esclavage et le système des castes, à émanciper les femmes et à réformer le système agraire. Le gouvernement prit en charge les écoles privées afin de mettre en place un système national à travers le pays.
    * L'indépendance
    - Le Bhoutan adhéra à l'Organisation des Nations unies (ONU) en 1971 et au mouvement des pays non-alignés en 1973. L'annexion du Sikkim par l'Inde en 1975 inquiéta la classe dirigeante bhoutanaise qui craignait de connaître le même sort. Les réformes sociales et économiques, entreprises par le roi Jigme Dorji Wangchuk de 1952 à 1972, furent poursuivies par son fils, le roi Jigme Singye Wangchuk. La langue dzongkha fut introduite dans toutes les écoles primaires du Bhoutan, ce qui eut pour effet de réduire le rôle du népali. Néanmoins, outre le dzongkha, on continuait à enseigner le népali, le bumthangkha et le sharchopkha dans les districts où résidaient ces minorités. En même temps, l'anglais resta une langue d'enseignement pour les écoles secondaires et dans les établissements d'enseignement supérieurs. La politique de bhoutanisation rencontra de violentes oppositions; en 1990, une partie de la communauté népalaise se rebella contre les autorités parce qu'elle refusait l'emploi du dzongkha comme langue officielle.


    Jigme Singye Wangchuk

    - C'est qu'en 1988, le dzongkha, bien que langue maternelle de 16 % des Bhoutanais, était devenu l'unique langue officielle du pays, et le népali fut interdit. L'année suivante, le gouvernement entreprit une vaste campagne de «bhoutanisation» dont le slogan était «Une Nation, Un Peuple»; il s'agissait d'exiger de tous les habitants du royaume d 'adopter les vêtements et rites religieux bouddhistes, très différents de la tradition népalaise. Le ministère de l'Éducation statua que tous les Bhoutanais avaient dorénavant la responsabilité d'apprendre le dzongkha parce que c'était la langue nationale. Pour faciliter dans l'étude du dzongkha, le ministère de l'Éducation publia un dictionnaire dzongkha. Les écoles népalaises furent supprimées. La plupart des Népalais furent expulsés ou invités à quitter volontairement la pays. Au début des années quatre-vingt-dix, le taux d'alphabétisation au Bhoutan était estimé à 30 % pour les hommes et 10 % pour les femmes, selon le Programme de développement des Nations unies. La plupart des Bhoutanais qui désiraient poursuivre des études supérieures devaient aller dans l'un ou l'autre des pays suivants: les États-Unis, Singapour, le Japon, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne et l'Allemagne.
    - Dans les années qui suivirent, quelque 87 000 Bhoutanais d'origine népalaise se réfugièrent au Népal dans des camps organisés par les Nations unies. Plusieurs rencontres se sont tenues entre le Népal et le Bhoutan, mais elles n'aboutirent pas, les autorités bhoutanaises considérant que ces réfugiés avaient volontairement quitté le pays et avaient renoncé ainsi à leur nationalité.
    - En 1998, le roi Jigme Singye Wangchuck accepta de réduire volontairement les pouvoirs de la monarchie en la transférant au Parlement, ce dernier ayant même le droit de destituer le roi et de nommer un Conseil des ministres. L'impôt sur le revenu a été introduit, avec un formulaire d'impôt à remplir pour la première fois en février 2000. Cette année-là, le Népal et le Bhoutan ont finalement trouvé un accord sur la question des réfugiés. L'objectif était de permettre aux réfugiés bhoutanais de retourner dans leur pays, mais le programme de vérification semble s'effectuer très lentement. Au même moment, les journaux de Katmandou parlaient régulièrement du problème des «Nepali speaking Bhutanese» (Népali parlant bhoutanais) réfugiés dans des camps et ou soupçonnés d'être des activistes anti-bhoutanais ou anti-indiens..
  • La politique linguistique
    * Le Bhoutan n'a pas de constitution écrite ni de lois organiques. Un texte officiel daté de 1907 soumis par les chefs religieux bouddhistes et le gouvernement constituait un accord pour établir une monarchie absolue héréditaire. Le seul texte juridique existant pouvant servir de constitution est un décret royal de 1953 prévoyant une Assemblée nationale. Cette sorte de Constitution présentait 18 «règles» succinctes pour les procédures de l'Assemblée nationale et la conduite de ses membres. Au début de 1969, les pouvoirs du président de l'Assemblée nationale ont été renforcés et le droit de veto du roi a été supprimé. En 2003, le roi promettait que la nouvelle Constitution apporterait un «cadre législatif pour la bonne gouvernance et l'État de droit». À cet effet, il a fait appel à une commission et à des experts internationaux, dont un avocat à la Cour suprême de l'Inde, pour proposer le modèle constitutionnel qui permettrait de «satisfaire les espoirs et les aspirations du peuple». Selon certains observateurs, la Constitution ne garantirait pas que les dignitaires du royaume perdaient leur contrôle sur le système administratif du pays.
    * Les langues de l'État
    - En principe, le gouvernement utilise deux langues dans l'administration des affaires: le dzongkha et l'anglais. Les lois sont rédigées en dzongkha, mais tous les documents sont imprimées dans cette langue et en anglais. Les communications orales n'ont lieu qu'en dzongkha; les langues des minorités nationales sont généralement ignorées, sauf dans les administrations municipales où certaines minorités sont concentrées. Dans tout le pays, les panneaux de signalisations sont bilingues (dzongkha et anglais).
    - Dans les cours de justice, la documentation est disponible dans les deux langues, mais le dzongkha reste la langue orale généralisée. Dans des cas de force majeure, on recourt à des interprètes.
    * Les langues de l'éducation
    - Jusqu'aux années soixante, il n'y avait pas eu de système formel d'éducation au Bhoutan, sauf pour l'éducation religieuse dans les monastères. Aujourd'hui, l'éducation est plus généralisée et gratuite, mais elle n'est pas obligatoire. La langue d'enseignement dans les écoles primaires est le dzongkha. L'anglais est introduit progressivement au secondaire, alors que l'anglais devient la langue d'enseignement et le dzongkha une discipline obligatoire. Dans certains districts, il existe quelques écoles primaires pour des minorités (les Népalis, les Tibétains et les Indiens), et le dzongkha reste une discipline obligatoire.
    - Malheureusement, les enfants bhoutanais n'ont pas tous accès à l'éducation, surtout dans les zones rurales des montagnes. C'est pourquoi seulement 25 % des enfants fréquentent l'école primaire et seulement 5 % l'école secondaire. La proportion de fréquentation scolaire est beaucoup plus élevée chez les garçon que chez les filles. Une autre difficulté provient du système de contrôle gouvernemental dans les examens ministériels. Beaucoup d'élèves échouent leur examen imposé par le Conseil d'État; ils doivent alors opter pour un service dans les postes inférieurs de la fonction publique, l'armée ou la police. Cependant, les enfants des Bhoutanais influents, tels que les fonctionnaires importants et ceux qui ont des relations au sein de la famille royale, tendent à réussir plus facilement et à obtenir de meilleurs résultats, même lorsqu'ils ignorent le dzongkha. On estime que 47 % de la population sait lire et écrire. Il n'existe pas de manuels, de livres ou de journaux autres qu'en dzongkha et en anglais. Par ailleurs, des efforts seraient faits pour rédiger davantage de manuels en dzongkha et le normaliser afin de le diffuser comme principale langue d'enseignement.
    - Les établissements universitaires dispensent leur enseignement en dzongkha et en anglais. Beaucoup d'étudiants bhoutanais obtiennent des subventions pour poursuivre leurs études à l'étranger, généralement aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie, en Inde, à Singapour ou au Japon. Les étudiants qui obtiennent des subventions doivent retourner au pays et travailler durant six mois dans les zones rurales à ériger des écoles, superviser des cliniques médicales ou construire des systèmes d'irrigation.
    - L'importance de l'anglais est due à plusieurs facteurs. Ce sont d'abord les Britanniques qui ont introduit leur langue dans l'Administration, mais il y a eu le fait que l'Inde a exercé une forte influence sur le Bhoutan, ce qui a eu pour effet d'implanter l'anglais dans les écoles. Il faut rappeler aussi que les membres de la famille royale et les Bhoutanais plus aisés avaient l'habitude d'envoyer leurs enfants au St-Joseph College dans lequel les cours étaient dispensés par des jésuites canadiens installés à Darjeeling (dans l'État du Bengale occidental en Inde); le roi a même invité les jésuites canadiens à venir au Bhoutan pour organiser un système d'éducation moderne. Cependant, on assisterait à un certain déclin dans l'apprentissage de l'anglais dans les écoles du Bhoutan en raison de la mauvaise qualité de l'enseignement, de l'insalubrité des salles de classe et de l'abandon scolaire. En fait, seuls ceux qui ont terminé leur secondaire, soit moins de 5 % de la population, ont une connaissance adéquate de l'anglais. Les autres ne peuvent réussir qu'à le baragouiner, sans compte que la moitié des Bhoutanais ne peuvent ni écrire ni lire la langue officielle. En réalité, ceux qui parlent l'anglais sont des gens instruits résidant dans les centres urbains.
    * Les langues des médias
    - Malgré la politique d'ouverture du roi Jigme Singye Wangchuck, la monarchie semble laisser peu de place à une information pluraliste. En effet, tous les médias sont contrôlés par les Guups, les représentants du palais. Des responsables du ministère de l'Information et de la Communication, ainsi que des professionnels des médias se sont réunis dans la capitale pour débattre des projets de loi élaborés par le gouvernement afin de régulariser la presse écrite et audiovisuelle. Le gouvernement a annoncé que le Parlement adopterait pour l'été de 2004 une nouvelle législation destinée au développement professionnel des médias ; on créerait aussi un conseil de la presse.
    - Le journal national Kuensel de Thimphouest publié une fois par semaine en dzongkha, en anglais et népali. Les autres journaux proviennent de l'étranger et sont de langue anglaise (p. ex., le Washington Post). L'unique radio, la Bhutan Broadcasting Service (BBS), diffuse deux bulletins d'information quotidiens en quatre langues: le dzongkha, l'anglais, le tshangla (ou sharchopkha) et le lhotsamkha, mais les deux dernières langues ne bénéficient que d'une émission quotidienne d'une demi-heure. La télévision publique diffuse un journal quotidien en dzongkha et en anglais, mais ne couvre pas encore tout le territoire; par contre, certains privilégiés ont accès aux télévisions étrangères grâce au satellite ou au câble.
    - Le moins qu'on puisse dire, c'est que le Bhoutan ne traite pas ses minorités de façon adéquate. Celles-ci sont opprimées depuis plusieurs siècles, encore davantage depuis que le gouvernement a entrepris sa politique de bhoutanisation. On espère seulement que. dans quelque temps, le dzongkha aura remplacer les «dialectes nationaux». Les Népalais ont subi de façon plus draconienne les politiques gouvernementales jusqu'à se faire interdire d'employer leur langue dans les lieux publics. La seule minorité à ne pas subir de répression est la petite communauté tibétaine qui compte quatre écoles primaires pour un total de moins de 200 élèves. Cette attitude du gouvernement découle généralement d'une politique qui consiste à présenter le gouvernement comme le protecteur en titre du bouddhisme. Étant donné que les Népalais sont hindouistes et non bouddhistes, ils sont discriminés. Le Bhoutan n'est pas un État de droit parce que les dignitaires qui font partie de la cour royale contrôle arbitrairement tout l'appareil gouvernemental. La presse de Katmandou fait régulièrement état de la situation des réfugiés en parlant de «purification ethnique». On accuse le régime bhoutanais d'opprimer le droit des peuples de vivre dans la dignité et la liberté d'expression.
    - Quant au gouvernement, il se réfugie dans sa politique de bhoutanisation qui est elle-même concurrencée par une forte anglomanie prônée par une clique royale qui semble faire fi des droits humains les plus élémentaires. Bref, le Bhoutan pratique une politique d'assimilation à l'égard de ses minorités nationales, une politique de valorisation de la langue officielle et une politique de permissivité à l'égard de l'anglais, une langue privilégiée par l'élite instruite bouddhiste.
  • Les itinéraires:
Jour 3 nuits 4 jours 4 nuits 5 jours l'Himalaya: 5 nuits/ 6 jours(Possibilité d'arriver à Phuntsholing) 6 nuits/ 7 jours 5nuits /6 jours   Shangri-La 9 nuits/ 10 jours D'Ouest en Est 13 nuits/ 14 jours L'Odyssée du Bhoutan 7nuits /8 jours
1 Arrivée à Paro - & transfert à Thimpu Arrivée à Paro - Thimphu 1: arr. Paro Arr. Paro - Thimphu arr. Paro Arr. Paro - Thimphu

arr. Paro Arr. Paro - Thimphu
2 Thimphu Thimphu Paro Thimphu Paro Thimphu Paro Thimphu
3 Thimpu - Paro( 2hrs) Thimphu - Paro Paro (Taktsang excursion) - Thimphu Punakha & Wangdi Paro (Taktsang excursion) - Thimphu Punkaha - wangdi Paro (excursion à Taktsang) Punakha & Wangdi
4 4 Départ Paro excursion à Taktsang Thmphu Punakha - Paro Thmphu Bumthang (Jakar) Via Tongsa Thimphu To Phubjikha ( Gangtey)
5   Départ Thmphu - Phuntsholing Paro Thmphu - Phuntsholing Buthang Punkaha & Wangdi Gangtey - Thimphu
6     Départ Paro ( Taktsang Excursion) Départ Bumthang Marche Phubjikha à Bumthang Paro
7       Départ   Bumthang - Thimphu Via Tongsa à Bumthang Paro (Taktsang Excursion)
8           Thimphu - Paro Bumthang Dep. Transfert
9           Paro Mongar  
10           Départ Tashiyangtse camping  
11             Tashiyangtse ( marche)  
12             Tashiyang s/s  
13             Samdrup Jongkhar O/n  
14             Guwahati  
  • Randonnées pédestres, trekking au Bhoutan:
    Les possibilités de faire des randonnées pédestres au Bhoutan sont immenses, depuis les marches les plus simples, jusqu'aux randonnées les plus difficiles, et offrent l'opportunité de contempler des paysages magnifiques. Tous les itinéraires empruntent les anciennes routes traditionnelles. Depuis les pics enneigés de l'Himalaya jusqu'aux forêts verdoyantes qui habillent les collines surplombant des vallées paisibles, les chemins sont bien entretenus et propres et les vastes étendues demeurent encore vierges.
  • Randonnées pédestres, trekking au Bhoutan:
Destination Meilleure période Période intermédiaire Saison morte Durée du trek Altitude la
plus élévée
Distance moyenne/jour Niveau de difficulté

Chomolhari full et base

Mars, avril, sept., nov.

Nov. & mai

Juin à août

7 ou 10 jours

4040 ou 4820 mts

16 kms

Modéré ou modéré(+)

Druk path

Mars, avril, sept., nov.

Mai

Juin à août

6 jours

3540 mts

10 kms

Modéré(-)

Gangtey Gompa

Mars, avril, sept., nov.

Janv. fev. mai. août. nov. dec.

Juin, juillet.

3 jours

3400 mts

15 kms

Modéré(-)

Punakha (hiver)

Mars, avr. nov. dec.

Janv. fev. sept. oct. dec.

 

4 jours

2700 mts

10 kms

Facile(+)

Chelila Nature

Avr. sept. oct.

Mars, mai, nov.

Juin à août

3 jours

3800 mts

10 kms

Modéré(-)

Laya -Gasa compl./court

Avr. mai, août, oct.

Mars, nov.

Juin, juillet

16 ou 19 jours

4400 mts

17 kms

Soutenu(+)

Lunana Snowman ou Lunana Gangkar Puens

Sept. octobre

Juillet, août

 

23 ou 19 jours

5100, 5230 mts

17 kms

Soutenu(+)

Bumthang Culture

Mars, avril, sept., oct.

Mai, nov. dec.

Juin à août

3 jours

3350 mts

15 jours

Facile(+)

Dur hot spring

Avr. mai, sept. oct.

Novembre

Juin à août

8 jours

4700 mts

16 jours

Modéré(+)

Wild east Rodungla

Mars, avril, sept., oct.

Mai, nov.

Juin à août

18 jours

3727 mts

17 jours

Modéré-soutenu

  • Ce qui est fourni:
    Le guide, le cuisinier, les chevaux ou les yaks pour le transport du matériel et de vos bagages, des tentes de bonne qualité, tente WC et papier toilette, matelas et nourriture. Nous avons aussi une trousse médicale, mais n'oubliez pas d'emporter vos propres médicaments. Un cheval supplémentaire est prévu pour être monté en cas d'urgence.
  • Ce qui doit être emporté pour la randonnée:
    1) Un sac de couchage 2) Des chaussures robustes et confortables absolument imperméables, à tige montante, et quelques paires de chaussettes chaudes. 3) Un anorak et une veste imperméable et pare vent est indispensable. 4) Un gros pull over pour les grands froids 5) Quelques T shirts légers en coton pour marcher à la chaleur. 6) Des lunettes de soleil efficaces contre les UV. 7) Des pilules pour purifier l'eau. 9) Serviette de toilette.
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